Le caractère académique de l'Atlas

L'Atlas de l'Estrie est actuellement le résultat de travaux réalisés dans le cadre d'activités académiques par plusieurs étudiants. Nous avons tenté d'uniformiser la forme et la qualité du contenu des thèmes. Il faut toutefois voir cet atlas, non pas comme un atlas professionnel, mais bien une présentation de projets d'études de la géographie de l'Estrie et de la cartographie par internet.

Historique et but

Le projet de l'Atlas de l'Estrie a commencé en 1999 avec un financement de l'Université de Sherbrooke et du ministère des Régions, ce qui a permis de développer la méthodologie de création des cartes et des autres pages de l'atlas ainsi que la structure électronique de base. En 1999 et en 2000, la méthodologie a été mise à l'essai dans le cadre d'un cours de cartographie thématique et expérimentale. Cette formule a été poursuivie depuis 2002, mais bonifiée par la participation d'un comité externe formé de trois enseignants du Département de géographie et télédétection

Une première version fonctionnelle interne de l'Atlas de l'Estrie a été produite à l'été 2003 grâce à un projet d'emploi étudiant, et le contenu a été augmenté au début de 2004. Le début tardif et la lenteur des travaux de cet atlas, par rapport au projet global, n'est pas dû à un manque d'intérêt des intervenants mais plutôt à un manque de financement régional. La mise en place, en 2003, du Groupe GéoBusiness (géomatique d'affaires) à la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke est venue stimuler le projet.

Selon le plan original, l'objectif de l'Atlas de l'Estrie est d'élaborer un outil:

. de développement régional en facilitant la prise de décision des gestionnaires;
. de formation du citoyen par le biais de la vulgarisation et de l'approfondissement de la connaissance du milieu régional;
. de formation académique et professionnelle à tous les niveaux de formation; . de promotion régionale à l'extérieur de la région;

. de conservation de la mémoire collective régionale.

Chaque thème de l'Atlas doit donc avoir un contenu qui s'adresse aux publics suivants:


. citoyens en général: sensibilisation et promotion; . gestionnaires;
. spécialistes;
. étudiants à tous les niveaux.


Organisations et territoires

Le territoire concerné par l'Atlas de l'Estrie comprend tout ce qui est perçu du point de vue estrien. Ainsi, les thèmes biophysiques couvrent tout le plateau appalachien du sud-ouest du Québec. Les thèmes socio-économiques couvrent les sept MRC de la région administrative de l'Estrie: Le Granit, Asbestos, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Sherbrooke, Coaticook et Memphrémagog. Les thèmes du tourisme et des loisirs couvrent la région touristique de l'Estrie, ce qui inclut la région administrative plus deux MRC: Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska.

Chaque thème constituant l'Atlas est illustré par une page d'accueil contenant généralement une carte synthèse couvrant l'Estrie au complet et des pages connexes. Les pages connexes, accessibles à partir de la page d'accueil du thème, sont soit des cartes d'une MRC en particulier, soit un texte explicatif, un graphique représentant des statistiques ou une image représentative du thème. Chaque thème est présenté d'une façon originale afin d'illustrer un point de vue particulier. Le vert sert de tonalité de base pour l'ensemble du site.

Une page d'accueil introduit les visiteurs au site. Ils ont alors le choix de naviguer vers la section des systèmes biophysiques ou vers celle des systèmes humains et sociaux. Une page d'options présente quatre cases déroulantes. Le lecteur peut choisir l'un des thèmes de l'atlas.

Selon ce principe et suivant une approche de type hyper-atlas, les thèmes régionaux de l'Atlas de l'Estrie sont présentés non pas d'une façon statique et de l'extérieur, mais selon le vécu des Estriens et en présentant la dynamique associée à chaque thème. Chaque thème est présenté davantage selon un mode explicatif que descriptif. Pour cela, chaque carte est accompagnée de pages explicatives de type texte, tableau, graphique ou photo. Le lecteur qui désire une vue générale et superficielle ne regardera que les cartes. Par contre, le lecteur intéressé à approfondir le thème consultera les autres types de pages associées.

À ces thèmes s'ajoutent d'autres thématiques présentées sous forme de cartes dynamiques, c'est-à-dire dont les variables (zone choisie, année, variable socio-économique, etc.) peuvent être paramétrées en temps réel par l'utilisateur de l'Atlas.

L'apport des sites dynamiques

De manière à en arriver à un atlas comportant un contenu à la fois très complet et interactif, il a été décidé d'ajouter au site les possibilités apportées par les dernières technologies de pointe en matière de publication de données géographiques sur Internet.

Un atlas dynamique sur Internet offre de nombreuses fonctions permettant de naviguer dans cette carte et d'y consulter les données géographiques. Ainsi, l'utilisateur a la possibilité de faire différentes manipulations sur la carte comme naviguer (zoom avant, zoom arrière, déplacement, etc.), gérer les couches ou thèmes d'information affichés (afficher ou non, changer les symboles utilisés, etc.) ou consulter les données (poser des questions relativement aux données de base constituant les cartes, effectuer des requêtes spécifiques à la base de données, etc.). Un tel atlas dynamique en ligne (appelé Web-Based GIS dans le jargon du métier) est en réalité un type particulier de système d'information géographique permettant de consulter de façon interactive les données géographiques sur Internet.

Dans le cas de l'Atlas de l'Estrie, les cartes dynamiques ont été réalisées dans le cadre d'un stage de fin d'études du premier auteur, de même que la collecte de données géographiques de la région de l'Estrie et leur intégration dans le système d'information géographique sur Internet.

Références

Cette page s'inspire d'un article parue dans la revue Organisations et territoire.

Ruellan, B., Bachy, D., Caron, C., Dubois, J.-MM. et Laperle, M. (2004).«L'atlas régional de l'Estrie», Orgnisations et territoires, vol. 13, no 3, p. 71 - 76.

Autres références:

Dubois, J.-M.M. (1995). « Un atlas du Québec basé sur les dynamiques de forme et de contenu », 63e Congrès de l'A CF AS, 22-26 mai, Chicoutimi, recueil des résumés de communications, vol. 63, p. 500.

Carrière, J. et, J.-L. Klein (2003). « L'atlas du Québec et de ses régions: un inventaire du patrimoine territorial québécois sur l'autoroute de l'information », Geomatica, vol. 57, no 2, p. 177-181.

Rodrigue, J.-F. (2001). « Méthodes appliquées à la création du site Web de l'Atlas de l'Estrie », rapport de baccalauréat, Université de Sherbrooke, Département de géographie et télédétection, 107 p.